Le Mont-Carmier : un pan de l’histoire remis à jour par des passionnés

Le Mont-Carmier, tout d’abord, ce fut un terrain de jeux pour petits garçons en quête de découverte. Il est vrai que «dans le temps», point de jeux vidéo. Les enfants partaient en groupe à la conquête des environs d’un village. On faisaient des cabanes, on s’inventaient des histoires…. Pascal Dubreuil, tout gamin, venait souvent jouer sur le plateau cerdonnais ; une vue imprenable, au-dessus du village… et ce sentiment de dominer le monde?! Un avant-goût de la passion qui allait le mener, au fil des ans, au résultat final ; la restauration de la tour de Carmier.

Durant 4 ans, une opiniâtreté infaillible

En couple avec Valérie, Pascal lui a fait découvrir les lieux de son enfance et tout naturellement, cette tour féodale qui coiffe le Mont-Carmier. Il a fallu beaucoup d’imagination car le lieu était envahi par la végétation. Dès 2012, avec l’aide d’Arthur Pelisson (alors âgé de 84 ans), par un bel après-midi hivernal, ils se lan cent à l’assaut du Mont Carmier et, sous leurs yeux, une évidence: ce lieu doit retrouver son allure d’antan?!

Armés de coupe-coupe, pioches et outils en tout genre, ils n’auront de cesse de faire place nette et, petit à petit, la réalité leur saute aux yeux : le mythe de la tour devient réalité?!

Quelle force surhumaine les poussent à mener à bien leur projet ? redonner vie à ces murs et leur rendre leur histoire ; Quatre ans seront nécessaires pour arriver à leurs fins : ils n’ont compté leurs week-ends et leur temps de loisirs, ont fait fi des caprices de la météo et n’ont pas tenu compte de leur peine ; leur seul désir étant la finalité du projet.

Quelques chiffres : 14.20 mètres de long - 10.50 mètres de large - 1.50 mètres d’épaisseur - trois mètres de hauteur…

On imagine aisément le nombre de pierres manipulées, déplacées, retaillées, remises à la bonne place.

Un livre aussi

Désormais, la Tour du Mont Carmier prône fièrement au-dessus du village cerdonnais et un étendard permet de situer visuellement l’édifice renaissant. Pascal et Valérie ont eu la bonne idée de concrétiser ces quatre années de labeur par un livre ; Ils ont fourni un travail considérable de recherches pour retracer toute l’histoire qui entoure cette période féodale et plus précisément la vocation de la tour « première construction vers 1260 à la demande d’Humbert III, sire de Thoire et Villars ; les habitants de Cerdon devaient monter la garde au château de Poncin. Humbert III les en déchargea et les obligea seulement à faire le guet à la tour de Carmier» (Extrait du livre)